Rentrée littéraire 2016

L’effroi de François Garde

La rentrée littéraire on ne s’en lasse pas 😉

Afficher l'image d'origineSébastien Armant est altiste dans l’orchestre de Paris, actuellement sous les directives du chef d’orchestre mondialement connu, Louis Craon. Le père de famille sans histoire avec un vie plutôt banal s’apprête à vivre le concert qui va changer sa vie. Louis Craon entre en scène et avant de lancer le départ, il fait le salut nazi. Que se passe-t-il ? Est-ce réel ? Une minute passe, personne ne comprend, personne ne bouge, Sébastien est le premier à se lever. Il tourne le dos à son supérieur, l’alto la tête en bas, voilà le geste de son désaccord. Tout l’orchestre le suit, puis la salle, mais tout le monde ne retient que son nom, c’est le nouveau héros, c’est le premier. En une nuit, son geste fait le tour de l’hexagone et pour cause, le concert était en direct à la télévision. Dès le lendemain il est à la une des journaux et on l’attend sur les plateaux télés. Il a du mal à expliquer, comment trouver les mots devant l’effroi ? En effet cet effroi ne le quitte plus depuis ce fameux mercredi soir. Pourra-t-il retrouver une vie « normale » après ce geste ?

Je suis ressortie mitigée de cette lecture. Le sujet est extrêmement bien traité, on ressent bien l’indignation, l’effroi et la descente aux enfers du personnage de Sébastien, qui n’a rien demandé, qui veut juste faire son métier et surtout pas devenir un héros populaire. On voit bien que sa vie paisible, sans histoire est terminée et j’en ai été vraiment désolée pour lui.

Justement l’aspect de la création d’un mythe et d’un héros est très important dans ce texte, cela va très vite au détriment de ce que veut Sébastien. Juste parce qu’il a tourné le dos, parce qu’il a osé répondre à ce geste effroyable, sa vie bascule dans les méandres du « showbiz », c’est le revers de la médaille ! Certains passages sont un peu clichés mais on y retrouve la satire de notre société qui consomme et jette immédiatement, constatant que certains tirent les ficelles faisant peu de cas des autres. L’écriture est fluide et l’auteur utilise beaucoup de suspense, pour faire monter la pression, j’ai été surprise à chaque rebondissement. Malgré tout ces aspects positifs, j’ai trouvé certains passages assez lent.

Gallimard, octobre 2016, 20€.
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