Roman

Sur la route de Jack Kerouac

Fin des années 40, Sal a fait la guerre, il essaie d’écrire un livre et vit chez sa tante à New York.Afficher l'image d'origine Il rencontre alors Dean, un jeune homme qui va bouleverser sa vie sur les années qui suivront. Les deux hommes ont la bougeotte, ils ont soif de route, de femmes, d’alcool et de drogue. Sal parcourt donc les Etats-Unis dans tous les sens à la poursuite de Dean et ses amis pour passer du bon temps. Les deux pauvres hommes n’ont pas un sou et c’est le dernier de leurs soucis. Ils sont au-dessus de ça. Ils préfèrent profiter et réfléchir sur le sens de leur vie, de la condition humaine entre deux joints !

J’étais un peu réticente quant à la lecture de ce roman autobiographique, comme souvent quand il s’agit d’un classique de la littérature. Beaucoup de critiques sur internet disent que « ça passe ou ça casse ». J’ai encore un peu de mal avec la littérature américaine, donc je me suis dit « ça va sûrement casser » !! J’ai mis beaucoup de temps à en venir à bout, je ne dirais pas que c’est un coup de cœur, mais j’en ai apprécié la lecture.

J’y ai d’abord vu un grand roman de voyage. Jack Kerouac m’a emmenée sur les routes dans des voitures pourries, j’ai tenu compagnie à des routiers solitaires, j’ai fait du stop avec Sal… Sal et Dean m’ont fait découvrir des villes de l’intérieur, où il faut manger, dans quel bar boire un verre… Je vais pouvoir aller aux Etats-Unis avec plein d’adresses (bon ok elles n’existent certainement plus !).

Les personnages sont dingues, j’ai souvent eu du mal à les suivre dans leurs moments de réflexion intense. C’est peut-être un livre à lire défoncé, histoire d’être dans le même état d’esprit que les personnages ! J’ai été complètement dépassée par le personnage de Dean, beaucoup trop perché pour moi ! Quand Dean me raconte toutes ces aventures, toutes ces rencontres, j’ai l’impression d’avoir un mythomane en face de moi qui me prouve l’étendu de son imagination !! 

L’écriture est à l’image des personnages, c’est très cohérent. J’ai aimé l’alternance de phrases très longues et d’autres très courtes, des mots ou des onomatopées seuls. Le jazz est très présent, accordé à un petit mélange de drogue – alcool !Afficher l'image d'origine

J’ai aimé découvrir le pilier de la Beatgeneration, mais j’y reviendrais plus tard et à petites doses ! Et attendant, il faut que je vois l’adaptation cinématographique !

« Un jour on se trouvera et tu sécheras toutes mes larmes et tu me murmureras de douces, de petites choses à l’oreille, tu m’enlaceras et là m’embrasseras, ah tu me manques, homme d’amour, ah où peux-tu être… » Billie Holiday

 » Nous nous retournâmes au douzième pas, puisque l’amour est un duel, et on se regardera l’un l’autre pour la dernière fois. » Jack Kerouac

Folio, septembre 2011, 8,70€.
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