Essai

Les délices des coeurs de Ahmad Al-Tîfâchî

Bon je me lance sur un livre très peu abordé. Je l’ai commencé quelques jours après les attentats du
13 novembre, j’ai aimé retrouver la littérature arabe qui prône l’amour et le sexe, bien loin de cet obscurantisme contemporain… Certains devraient lire les classiques car cet ouvrage en est un !

L’auteur est un poète, géologue et écrivain arabe du 12ème siècle. Il rassemble dans ce livre un panel de personnages très étonnants, quelque soit les classes sociales, pas besoin d’être riche pour avoir certains désirs. Il y est donc question d’amour et surtout de sexe. On y retrouve des agents de débauche, des femmes libertines, des homophiles, de jeunes imberbes… Pas besoin de dessin pour comprendre ce que fait tout ce beau monde quand il se rencontre. C’est aussi un grand recueil de poésie portant sur le cœur, le corps et les rencontres amoureuses. Ce n’est donc pas un roman mais plutôt un tableau géant des mœurs de l’époque, presque de la sociologie.

J’avoue que cet essai a été un peu compliqué à aborder car je ne m’attendais pas du tout à cette approche « universitaire ». Passez le temps d’adaptation, je me suis prise au jeu, presque aussi intéressée sur le sujet que l’auteur !

J’ai aimé jonglé entre des descriptions très techniques, presque médicales, beaucoup de détails que je n’aurai jamais osé imaginer et la poésie qui allège l’ensemble. Et oui à cette époque on n’avait pas peur d’être débauché et de partager ses expériences. C’est aussi un texte très drôle, l’auteur n’a aucun pitié pour ses personnages, il a un malin plaisir à décrire des scènes très cocasses.

Dans l’ensemble je pense en garder un bon souvenir, mais une seule lecture ne suffit pas. J’y retournerai peut-être dans quelques années (quand j’aurai vieilli !!). J’ai souvent eu l’impression d’être très naïve mais la découverte a été très sympa !

« Louanges à Dieu ! Personne511qIap9RkL._SX328_BO1,204,203,200_

ne sait mon bonheur. Mon eau, 

c’est le vin que je bois, et mes friandises, 

ce sont les baisers !

 

A peine ai-je le temps de fermer les yeux

et de m’assoupir lorsqu’arrive

l’heure de dormir : une croupe nouvelle

déjà me fait secouer ma torpeur ! »

 Libretto, octobre 1998, 10€.
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