Rentrée d'hiver 2014

Automobile Club d’Egypte d’Alaa El Aswany

Apparemment j’ai lu L’immeuble Yacoubian, J’aurai voulu être Égyptiens et Chicago il y a quelques années, c’est malheureux je n’en ai aucun souvenir et pourtant ils sont bien dans ma bibliothèque !!! Alors je me suis replongée dans l’écriture d’Alaa El Aswany grâce à son roman, Automobile Club d’Egypte.

Bien sûr l’auteur nous parle de l’Egypte, son pays, mais il nous plonge dans un univers bien particulier à une époque précise. Nous sommes à la fin des années 40, les anglais sont partout et dirigent tout, surtout l’Automobile Club, dont le roi est le propriétaire, et dirigé par un certain James Wright. Des européens se mêlent aux égyptiens du moment qu’ils sont tous aristocrates ou diplomates. Le roi y passe toutes ses soirées, dans ce cercle très fermé il y joue au poker quand il n’est pas a la recherche d’une femme a qui il fera l’honneur de partager sa nuit et surtout son lit ! Et puis parallèlement à tout ce beau monde il y a les serviteurs, dirigé par une main de fer appelé El-Kwo. Il est nubien mais très respecté car très proche du roi, en effet le chambellan du roi peut lui retourner le cerveau et lui faire admettre n’importe quoi très facilement. Tous ces serviteurs n’ont aucune forme d’importance pour le chambellan, le roi et tous ces étrangers fortunés, ils sont transparents. Mais la révolte commence à se faire entendre contre ce maître inhumain et violent à l’image de l’Egypte entière qui n’en peu plus de l’oppression des anglais et de ce roi irresponsable.

C’est assez diffic9782330027445_1_75ile de parler d’un livre aussi foisonnant et fourni, les personnages et les péripéties sont nombreux. On change de personnage à chaque chapitre et parfois de narration, mais tout s’imbrique formidablement. Tous ont un lien étroit avec ce club qui s’immisce dans leur vie à un moment ou un autre. Tous sont sous tension et sentent le point de non retour arriver. Mais dans ce tableau assez noir il y a aussi beaucoup de lumière, avec de l’amour, de la joie et des moments drôles. Les femmes sont notamment indispensables à cette histoire, elles sont fortes et commencent à s’émanciper dans cette société qui les enferme. Les questions du mariage et du divorce sont très bien traités. Le sujet politique est omniprésent mais pas pesant, les personnages revendiquent des idéaux justes. Bon j’ai mis du temps à en venir à bout mais je ne regrette pas ces quelques 550 pages, c’était un moment de plaisir bouleversant.

Actes Sud, 20,80€.
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