Roman

Les débutantes de J. Courtney Sullivan

Après avoir lu le dernier tome de Quatre filles et un jean, je me suis dit que Les débutantes allait être la même en plus dense et plus adultes. Quatre filles, devenant les meilleurs amies du monde, à qui il arrive plein truc, et la disparition de l’une d’elle, la quatrième de couverture fait vraiment copié-collé ! Donc j’étais moyennement emballée… Et puis j’ai fini par l’ouvrir et ne plus le lâcher 🙂

Celia, Bree, Sally et April débarquent à l’université. Mais pas n’importe laquelle ! Elles ont toutes choisi Smith, une université privée, mythique et pour fille. Arrivant chacune avec leur passé parfois douloureux et leur caractère souvent bien trempé, elle occupent les quatre chambres du dernier étage d’une des résidences et tissent rapidement des liens. Se côtoyant 24h/24, elle se connaissent par cœur dès les premières semaines et ne se quittent plus. Elles profitent pleinement et découvrent les joies de la vie étudiante. Elles apprennent les codes de leur école, dont le principal est l’importance de la femme dans la société et la cause féministe.  Très rapidement les points de vue divergent entre elles mais ne prennent jamais le dessus sur leur grande amitié. Les années d’université vécues dans une fusion totale passent, elles sont diplômées, deviennent des femmes abordant la vraie vie comme elle le peuvent, avec force et conviction, aux quatre coins des Etats-Unis tout en restant liées. L’une se marie, d’autres se consacrent à leur travail, une autre encore se perd dans la cause féministe. Je ne vous dévoilerai rien cependant sur cette mystérieuse disparition évoquée plus haut, à vous de tout découvrir dans le livre 😉

Bon déjà la couverture est fraîche, très sympa !

J’ai trouvé danles-debutantes-j-courtney-sullivan.jpgs ce roman une ode à la femme. Un livre écrit par une femme, sur les femmes et pour les femmes. Il ne s’agit pas ici d’un lâché d’idée survolées sur la cause féministe, les propos sont approfondis et agrémentés d’exemples concrets qui mêlent réalité et fiction. Tout cela donne une vision des Etats-Unis qui peut être mal connu, le vie du sexe faible dans une réalité parfois très violente. Petit bémol sur le découpage des paragraphes parfois incompréhensible et la traduction mais rien de bien méchant, rien qui n’entrave la lecture en tout cas. Les personnages sont forts et attachants, chacune des lectrices pourra facilement s’identifiée à l’une des quatre héroïnes tellement celle-ci sont différentes.

« Un jour, elle avait dit qu’elle croyait que le mouvement de libération des femmes des années soixante et soixante-dix était en fait un stratagème inventé par les hommes pour rajouter du boulot aux femmes. « Je gagne autant d’argent que ton père et pourtant je fais environ quatre-vingt-dix pour cent des tâches ménagères. Qui de lui ou de moi jouit d’une meilleure qualité de vie du fait que je travaille. Je te donne un indice : ce n’est pas moi. » »

Rue Fromentin, 22€.
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