Roman

Khâtem : une enfant d’Arabie de Raja Alem

J’ai découvert ce livre dans une petite librairie arabe du quartier latin  de Paris. Au milieu de tous ces livres à la couverture de cuire et les lettres arabes toutes dorées se cachaient quelques livres en français, qui contaient des histoires arabes. Il n’en fallait pas plus pour que je m’y plonge ! Et me voilà avec ce livre dans les mains, livre dont le résumé était pour le moins intriguant. Je ne vous le mettrai pas (je n’aime pas les blogs où il y a seulement les quatrièmes de couverture! A partir du moment où tu as lu un livre, tu es capable d’en faire le résumé! Bref…), je vais donc vous raconter un peu l’histoire.
Nous sommes à La Mecque, sûrement au début du XXème siècle. Le cheikh Nassib désespère, depuis toujours sa femme lui a donné des jumeaux, a chaque fois un garçon et une fille, mais le sort s’acharnant tous ses fils sont morts lors de combats. Il ne lui reste donc que des filles, et personne pour porter son noble nom. Il décide d’adopter le fils d’une servante, et de l’éduquer comme le sien. Mais à la surprise de tous, sa femme va lui donner un dernier enfant, Khâtem. Elle grandit sans ce soucier des étonnements des gens qui l’entourent. Et pourtant tous se posent la question, est-elle une fille ou un garçon? Et pour cause, elle est les deux. Ne pouvant choisir elle s’habille en homme pour sortir et en femme pour rester avec les autres femmes de sa famille.

Tout au long de ce roman, la jeune Khâtem cherche son identité, se demandant sankhatems cesse si elle doit vraiment choisir ou si elle doit assumer sa particularité d’hermaphrodite. J’ai retrouvé dans ce roman assez court mais dense, la poésie des auteurs arabes. La même fluidité que j’ai rencontré chez Hubert Haddad et Yasmina Khadra. On y découvre les coutumes de La Mecque à une époque qu’il est difficile de situer. Se mêlent les armes et les voitures avec les voiles et les danses endiablées des femmes. L’auteur accorde une très belle importance, avec de belles descriptions, aux sens. Chaque personnage apporte des sensations nouvelles à Khâtem, qui est finalement un personnage aussi fort que sensuel. Une grande importance est aussi accordée à la musique. Pour moi, c’est souvent bizarre de lire des textes qui parlent de musique car je ne peux pas entendre ce qu’entend le personnage. Ici ça passe très bien !
Un grand coup de cœur donc ! 

Actes Sud, collection Sindbad, 20,30€

 

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